ENCOURAGEMENTS A ISRAËL CENTRE ETERNEL DE L'ATTENTION DU MONDE
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Une analyse de l'antisémitisme Qu'est-ce que l'antisémitisme ? Caractéristiques de l'antisémitisme |
Historique : les dates essentielles des relations entre les Juifs et l'église catholique Extrait de l'ouvrage « l'antisémitisme a-t-il des racines chrétiennes ? » de Jules Isaac |
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UNE
ANALYSE DE L'ANTISEMITISME
L'article ci-dessous reflète les pensées qui ont été données, en tout
ou en
partie, soit devant des auditoires juifs, à leur invitation, soit à une
« table ronde » réunissant
des représentants des clergés catholiques, protestants ou encore dans
les débats
suivant les conférences. Le thème général était « L'antisémitisme
a-t-il des racines
dans le
Nouveau Testament ».
Après une brève présentation du Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque
et de la Commission d'Israël, la conférence commence
ainsi.
Nous lirons une citation de monsieur Jules
lsaac *, tirée de son ouvrage « GENESE DE L'ANTISEMITISME »
p. 338 : « Ayant lu
et relu les Évangiles
en ces années 1943-44, les plus dures de
ma vie, je suis arrivé à cette conviction que la tradition reçue, en ce
qui concerne la position de Jésus par rapport à Israël et d'Israël par
rapport à Jésus,
que cette tradition — qui
d'ailleurs ne touche pas au
dogme et à la foi chrétienne — débordait de toutes
parts le texte évangélique, et
que cette tradition reçue,
enseignée depuis des centaines et des
centaines d'années par des milliers et des milliers
de voix, était dans le monde chrétien comme
source première et permanente
de l'antisémitisme,
comme la souche
puissante, séculaire, sur laquelle
toutes les autres variétés de l'antisémitisme
[et nous ajoutons :
maintenant de l'antisionisme]
étaient en quelque sorte venues se greffer. D'où cette
conclusion pratique que l'enseignement
chrétien, si important encore de nos jours,
est le plus qualifié pour essayer de défaire ce que
l'enseignement chrétien a fait —
il le peut et, s'il le peut, il
le doit ».
[* Jules Isaac, historien français, 1877-1963, auteur de deux ouvrages
importants, « Jésus
et Israël »
et « Genèse
de l'antisémitisme », et de nombreux manuels scolaires].
A
cela nous répondons :
NOUS LE POUVONS, NOUS LE DEVONS, NOUS
LE FAISONS, EN TANT QUE CHRETIENS LIBRES, nous nous dissocions du débordement dont parle Jules Isaac, que nous devons encore citer car, en
dédicace de son volume « Jésus
et Israël », il écrivait :
« A
ma femme et à ma fille — tuées par
les nazis d'Hitler... »
Tuées
simplement parce qu'elles s'appelaient Isaac. Sa femme n'était pas
juive. Ce qui précède conforte notre affirmation que ce sont les mauvaises interprétations du Nouveau Testament, et non le Nouveau Testament lui-même, qui sont les racines de l'antisémitisme. QUELLES SONT LES RAISONS DE NOTRE ACTION ?
a)
L'appréciation des paroles de Jésus dans l'Évangile de Luc 10 :
27 où
il reprend celles que nous trouvons en Deutéronome 6 : 5
et Lévitique 19 : 18 « Tu aimeras
le Seigneur ton Dieu de tout cœur, et de toute ton âme, et de toute ta
force, et de toute ta pensée » ; « et ton prochain comme toi-même »,
ce qui résume la Torah.
b)
La conviction que tout être humain est notre prochain car « il
[Dieu] a fait
d'un seul sang toutes les races de la terre, ayant déterminé les temps
ordonnés et les
bornes de leur habitation »
Act. 17 : 26.
Les trois races principales de l'humanité n'ont-elles
pas leur origine en Sem, Cham et Japheth, les fils de l'antédiluvien Noé
?
c)
L'estimation de la justesse de la « prédiction »
d'Anatole France lorsqu'il
écrivait dans « Le Lys Rouge »,
« L'antisémitisme, c'est la fin de la
civilisation européenne ».
Les
événements de Carpentras, Montpellier et autres lieux profanés, les massacres
actuels en ex-Yougoslavie, en Somalie etc., etc. en confirment aussi les paroles
de M. François Bedarida, directeur de l'Institut d'histoire du temps présent
(C.N.R.S.) : La
frontière de la barbarie est toujours très proche. L'Histoire nous
montre la fragilité de notre
civilisation de tradition judéo-chrétienne et humaniste.
d)
Enfin, nous comprenons que le message « Nahamou,
Nahamou, Ami —
Consolez, consolez, mon peuple »
Ésaïe 40 : 1,
2 fait partie de notre engagement.
Rappelons
que, au mois d'août 1947, la Conférence de Seelisberg, en Suisse, était
un Congrès international extraordinaire de chrétiens et, de Juifs.
Devant les effroyables effets de l'antisémitisme, elle devait étudier les
causes et les moyens de le
combattre « par des institutions éducatives,
politiques, religieuses et sociales »... Le document adopté finalement par la conférence, en session plénière,
est un message aux églises chrétiennes :
« Nous
venons d'assister à une explosion d'antisémitisme qui a conduit à la
persécution et à l'extermination de millions de Juifs vivant au milieu
des chrétiens.
« Malgré
la catastrophe qui s'est abattue sur les persécutés et sur les persécuteurs,
catastrophe qui nous fait mesurer l'angoissante gravité et l'urgence du problème
juif, l'antisémitisme n'a non seulement rien perdu de sa force, mais
menace d'atteindre
des parties de plus en plus étendues de l'humanité, d'empoisonner l'âme
des
chrétiens, et de les entraîner dans une faute grave aux conséquences désastreuses.
« Sans
doute les Églises chrétiennes ont-elles souvent affirmé le caractère
anti-chrétien de l'antisémitisme, mais nous constatons avec
consternation que deux mille ans de la
prédication de l'Évangile de l'Amour ne suffisent pas à empêcher
l'éclosion parmi les chrétiens, sous des formes diverses, de la haine et
du mépris à l'égard du peuple
de Jésus ». Nous arrêtons ici cette citation rappelée dans un petit opuscule écrit en 1960 — « L'Antisémitisme a-t-il des racines chrétiennes » de Jules Isaac ; elle est, malheureusement, toujours d'actualité et alimentée par le cousin germain de l'antisémitisme, l'antisionisme. QU'EST-CE QUE L'ANTISEMITISME ?
Sans
entrer
dans les définitions des termes racisme, Sémite, etc., nous pouvons
dire que ce vocable datant de 1894 signifie du racisme dirigé contre les
Juifs, et que l'antisémitisme classique
refuse aux citoyens juifs des droits égaux, dans le cadre de la
société, à ceux des autres citoyens.
Dans
le même ordre d'idées, nous dirons que l'antisionisme (dirigé principalement
contre l'État d'Israël) refuse des droits égaux à une souveraineté légitime
du peuple juif dans le cadre de la communauté des nations.
En
réalité, cet antisémitisme a été précédé, dès le temps d'Abraham,
par
de « l'antimonothéisme »,
Dieu n'ayant jamais traité qu'avec des individus durant ce que nous
appelons l'Âge patriarcal. Il fut suivi, à travers les siècles, de l'antijudaïsme,
dès
le moment où Dieu ne traita qu'avec un peuple issu des reins d'Abraham
durant toute la période
de l'Âge judaïque et aussi durant l'ère vulgaire.
Il
est important de noter que c'est au
début
de l'Âge judaïque que Dieu, en choisissant Israël comme Son peuple,
traita avec Lui une alliance en lui donnant la Torah, à travers Moïse.
Nous reviendrons sur ce point primordial en faisant remarquer au
passage que les termes Ancien et Nouveau Testament sont des appellations erronées,
mais que la coutume nous contraint à continuer à utiliser. De même,
nous emploierons presque
uniquement le terme « antisémitisme ». CARACTERISTIQUES DE L'ANTISEMITISME
En
premier lieu, remarquons qu'il y a 4 sortes d'antisémitisme :
Arabe (sémite
antisémite !), Athée,
Juif, dont la police juive du ghetto de
Varsovie fut un exemple entre
autres, et Chrétien.
Nous
ne retiendrons que ce dernier, en présentant et commentant brièvement
ses trois formes rappelées par M. François Bedarida, dans le journal
« Le Monde »
du 15 mai 1990.
Quelles
sont ces trois formes d'antisémitisme qui se sont succédées au cours
de l'Histoire de l'ère vulgaire — ou
chrétienne ?
La
première est l'antisémitisme chrétien, né aux premiers siècles de l'Église
(romaine) qui faisait des Juifs le peuple déicide (?) et qui était à
base théologique
— [Elle
retiendra particulièrement notre attention].
La
deuxième est l'antisémitisme théorique de la fin du 19ème
siècle tel qu'il
a été développé
en France par un Drumont ou un Maurras. Cet antisémitisme voyait
dans le peuple juif l'incarnation du Mal, un ferment de pourriture et de désintégration
du corps social. La troisième forme est l'antisémitisme nazi, à base biologique : le Juif était considéré comme un bacille qui corrompait la race et qu'il fallait éliminer. Pour Hitler, la conscience était « une invention judaïque » ; il fallait libérer l'homme de cette « avilissante chimère ». Les 6 000 000 de victimes juives prouvent jusqu'à quel point ce fou criminel est allé dans sa détermination.
Les
antisémites d'aujourd'hui s'alimentent principalement au deuxième de
ces courants. C'est un antisémitisme laïque qui s'en prend aux Juifs en
tant que groupe
ethnique et les accuse notamment de « cosmopolitisme »,
comme au dix-neuvième
siècle, quand on leur reprochait de n'avoir aucun sens de la patrie, de n'appartenir
qu'à l'internationale de l'argent ou à celle de la révolution.
L'affaire du Krach
(financier) de l'Union Générale précédant, accompagnant et influant
sur l'Affaire Dreyfus,
provoquèrent une explosion d'antisémitisme catholique dans les deux dernières
décennies du 19ème siècle, le début du 20ème.
Oserait-on prétendre qu'il y a
eu un réel changement ?
Nous
affirmerons seulement que nous retrouvons les 3 principaux éléments
de l'antisémitisme :
Ignorance — Jalousie —
Intolérance.
Ignorance
: que
le peuple juif est une trilogie unique dans l'histoire de l'humanité.
Dieu ayant déclaré « Je vous ai connus,
vous seuls, de toutes les familles de
la terre » selon Amos 3 :
2 ; Deut.
7 : 6 ; 10 : 15 ;
Ps. 135 : 4 ;
147 :
19, 20 ;
etc. C'est
un PEUPLE.
Qu'Il
[Dieu] leur a donné une
TERRE bien délimitée Genèse 15 : 18
; Josué
1 : 4 ; Nomb.
10 : 11-13
; 34 : 1-15
et promit qu'Il les ramènerait sur cette terre...
Amos 9 :
11-15 etc. et un LIVRE
— la BIBLE, dont il est le dépositaire. La jalousie et l'intolérance sont les corollaires naturels de cette ignorance.
Enfin,
il y a l'ignorance ou le rejet total ou partiel, de la part de la papauté,
du fait que Dieu fit avec Son peuple une Alliance
éternelle,
même si elle fut rompue
un temps par la désobéissance du peuple juif ; Jérémie
31 : 31-34,
40. Nous trouvons quelques
preuves entre autres nombreuses, en Genèse 12 :
1-3 ; 22 :
16 -18 ;
1 Chroniques 16 : 16, 17 ; Jérémie
3 : 17, etc.
Le
peuple juif n'abandonna jamais totalement et définitivement sa foi en son
Dieu unique, sous aucun des quatre empires universels qui le dominèrent Babylone
— Médo-Perse
—
Grec ou Romain.
Il
fut désobéissant, il commit des fautes, mais jamais il ne commit des crimes
comme ceux de la chrétienté.
Il
faut également remarquer que la première Diaspora ou Dispersion, à partir
de 607 environ de notre ère, maintint le peuple juif dans un voisinage
relatif de la terre
d'Israël, et surtout en Orient. Mais la seconde Diaspora fut beaucoup
plus fragmentée
et éloignée à travers le monde ;
c'était le reflet de la
volonté romaine et satanique d'effacer
jusqu'au souvenir de l'existence du peuple juif. Rome ne pouvait pas
savoir que la religion « portable »
de ce peuple : la
Torah, les Nebiim et les Kéthubim,
serait le garant de sa survie, puis de sa résurrection en tant que
nation, que peuple, et bientôt, de porte-parole envers l'humanité. QUAND ET COMMENT S'EST DEVELOPPE L'ANTISEMITISME ? C'est à partir du développement politico-religieux de la chrétienté et par une falsification des textes de l'Ancien et du Nouveau Testament et de leur signification réelle que commença, puis s'aggrava, l'antisémitisme chrétien et cela, à l'encontre du vrai christianisme ayant sa source et sa racine dans le Tanach, l'Ancien Testament.
Sans nous étendre sur ce point, nous rappellerons que, durant les 2ème
et 3ème siècles de notre ère, Juifs et Chrétiens furent persécutés
de la même façon par les païens, en particulier la Rome païenne.
C'est
à partir du 4ème siècle que commence à se « structurer »,
pourrait-on
dire, l'antisémitisme chrétien. Il le fait sur des bases aussi solides
qu'archi-fausses d'interprétations du Nouveau Testament. Il coïncide
avec des querelles interminables et
des schismes au sein des églises des parties orientales et occidentales
de l'Empire romain. Ces
querelles
portaient surtout
sur une doctrine (provoquant l'excommunication
de son principal adversaire, Arius), à savoir la consubstantialité ou, en résumé, l'égalité du Père et du Fils. Déjà, en 230 environ,
cette erreur commençait à
pointer. C'est l'Empereur Constantin, qui n'était pas même un homme d'église,
qui l'imposa au Concile de Nicée
en 325. En 381, au Concile de Constantinople, on adjoint une
troisième personne (!), le
saint Esprit, aux deux premières pour définir un Dieu en 3
personnes. Â cette époque, 381, il est fait aussi mention pour la première
fois de la messe, concrétisant
la doctrine incompréhensible, de la transsubstantiation sur laquelle
nous avons des études spéciales — gratuites
sur demande.
Cette
doctrine et cette pratique de la messe, non conformes à la Bible dans
ses deux parties, à la raison et aux faits, ne peuvent être acceptées, ni par les Juifs,
ni par les chrétiens studieux à qui l'Église veut les imposer de force.
Comme
l'écrit Jules Isaac dans Genèse de l'Antisémitisme (p. 192), ce n'est
pas sans appréhension que l'historien pénètre dans le Moyen Age, dans
le Haut Moyen
Âge surtout (du Vème siècle à la fin du premier millénaire).
L'édit de Justinien de
533 reconnaissait l'évêque de Rome comme ayant autorité sur tous les
autres. Il scella
en quelque sorte cette reconnaissance en 539 par l'envoi de Bélisaire
pour vaincre
les Ostrogoths et donner à la papauté, en la personne de l'évêque de
Rome, son
petit commencement.
Ce
système, ne cessant d'accroître sa puissance temporelle, allait coiffer
et s'identifier à l'église catholique, en pervertissant la Vérité
qu'en avait donnée Irénée au 2ème
siècle.
Nous
ne pouvons donner, dans un laps de temps aussi court, des détails
sur le développement, la hiérarchie, le fonctionnement autocratique de
ce système
papal responsable de la mort de plus de 60 millions de victimes à travers
les siècles
; nous
n'en verrons que quelques conséquences. QUE RESULTA-T-IL DE CECI ?
(A)
-
Un blasphème à l'origine, car jamais Jésus
n'a prétendu être Dieu ou une
partie de Dieu qui, en Exode 3 : 14
déclare « Je suis celui qui suis »
et, sous de multiples formes et
noms, « Je suis Dieu [ou l'Éternel]
ton Dieu et tu n'en auras point d'autre ». Il suffit de
prendre une Concordance biblique pour contrôler ceci.
L'examen,
dans le grec, de Jean 1 :
1-3 détruit à lui seul l'affirmation examinée
: « A un
commencement était la Parole
[le Logos ou le Verbe] ; et la Parole était
auprès de LE DIEU
[ho theos]
et
un dieu
[theos, dans le sens de puissant] était la Parole.
Elle était à un commencement avec le DIEU
[ho
theos].
Toutes choses furent faites
par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été
fait ».
De multiples
autres versets peuvent être cités et les personnes désireuses d'une étude
spéciale sur ce sujet peuvent nous la demander gratuitement. Nous pensons
que le Logos
était Jésus, l'unique création directe de Dieu, dans Son existence pré-humaine,
mentionné
par ailleurs comme la Sagesse, l'artisan, l'architecte —
L'Ange de l'Éternel, etc. Nous ne forçons
personne à accepter cette vue.
(B)
-
L'accusation absurde de déicide ; comment
un Dieu immortel pourrait-II
mourir ? Nous
réservons généralement
ce sujet pour le débat.
(C) -
Les persécutions de ceux qui refusaient
d'admettre de telles erreurs et
qui préférèrent, pour beaucoup, les souffrances et la mort au reniement
de leur foi. Il faut ici
remarquer que les clercs catholiques, souvent très peu instruits, ne pouvaient soutenir la controverse avec les communautés juives qui ont
représenté des môles de résistance,
de précieux flots de civilisation, au spirituel comme au temporel, dans
ces périodes de Ténèbres et d'absence presque totale de vrai
christianisme.
(D) -
De 500 à 800 environ de notre ère, les
conversions forcées, comme
celles, Marranes, obligeant de nombreux Juifs d'Espagne à fuir vers
l'Italie, la France,
l'Allemagne, etc.
(E) -
De 900, à 1100 - Nous assistons, sous la férule papale, à la fondation du Saint Empire Romain... Germanique (962). C'est dans cette période
qu'apparaissent les premières
accusations de crimes rituels selon lesquels, à chaque Pâque,
les Juifs égorgeaient un enfant mâle chrétien pour faire du matsoth,
pain azyme [pain sans levain] mangé durant toute la fête de la Pâque.
Il
était facile de faire croire des choses semblables au commun peuple, comme
ce fut le cas en 1144 à Norwich, en Angleterre. Ceci se répéta durant
plusieurs siècles. Chaque accusation,
même sans fondement, était suivie de persécutions, jusqu'au
15ème siècle. Ce fut repris au 17ème siècle en
Pologne, en Russie au 19ème, tout
ceci provoquant des pogroms. Certains diront : C'est de l'histoire ancienne ! En
mars 1990, des pamphlets anti-juifs parus dans deux publications
catholiques étaient distribués à des
fidèles en Italie ; ils
reprenaient les mêmes absurdités criminelles.
Au
12ème siècle : Très
proches de l'accusation de crimes rituels furent celles de la profanation
d'hosties (les Juifs les volant, paraît-il, pour les transpercer et les
faire saigner). Ceci est en rapport avec la fausse doctrine de la
transsubstantiation (changement
du pain en corps et du vin en sang de Christ) ! C'est
au 14ème siècle que
ces accusations atteignirent leur point culminant entraînant, outre des
pillages, l'incendie de
synagogues, et le remède était qu'à la place d'une synagogue incendiée,
on bâtissait une église et que
les Juifs devaient tenir les
chrétiens quittes de toutes dettes envers eux ! Tout
était bénéfice. QUE REPONDONS-NOUS A CELA ?
A
nouveau, l'ignorance de la vraie signification de la Pâque et de la Loi
juive d'une part, et du Nouveau Testament de l'autre. Jamais
le Juif ne mange ou boit de sang, étant respectueux des nombreuses
interdictions qui lui sont faites et dont nous avons une liste sous les
yeux. Et le sang de l'agneau (voir Exode 12) était aspergé sur les
poteaux et le linteau de la porte des habitations et non mangé.
Les
chrétiens en général ne sont pas si
scrupuleux concernant l'interdiction
qui leur est faite au sujet du sang en Actes 15 :
20 ;
21 :
25
En
ce qui concerne l'eucharistie, la transsubstantiation, il n'y a jamais eu
d'idée de présence réelle dans les paroles de Jésus au sujet du pain
et du vin. Le langage
courant, apparemment beaucoup trop simple pour les théologiens
catholiques romains et même certains autres, donne la signification de
Luc 22 : 20, 21, par exemple :
Ceci
(le pain) représente mon corps.
Ceci
(le vin) représente mon sang.
Il
est question de représentation
réelle, comme lorsqu'on
voit une photo de personne, de
chose, on dit c'est ...
telle personne... telle chose. Il n'est nullement question
de présence réelle.
Jésus,
Juif, pouvait-Il enfreindre la Loi ?
Pouvait-Il demander à Ses
disciples de devenir des anthropophages grâce à une formule « magique »
? Non.
Par
ailleurs, ce même Jésus ne pleura-t-Il pas sur Jérusalem dont Il prévoyait
la destruction ? Ne
déclara-t-Il pas « Le salut vient des
Juifs » ? Jean
4 : 22. En donnant la parabole du figuier qui commence à pousser Luc 21 :
29 -31
etc., n'annonçait-II pas le
retour du peuple juif
(le figuier) sur sa terre, et précédant le Royaume attendu des Juifs et
des chrétiens ?
Dans
l'épître aux Romains 11 :
21-28,
31, Paul, si mal compris,
n'annonçait-il pas, comme cela est montré en Jér.
31 : 31
-34
et de nombreux autres passages,
que la Nouvelle Alliance serait faite, au
sens étroit du terme, avec
Israël ?
Même
s'il y a eu une alliance que nous appelons l'Alliance de la Grâce qui
comprend de nombreux Juifs, la Nouvelle
Alliance n'est
pas faite avec la chrétienté,
mais avec le seul peuple qui avait eu l'Ancienne.
Le
Révisionnisme est une chose tellement abjecte dans sa négation de l'existence
des chambres à gaz, que nous avons nous-mêmes visitées à Majdanek, que
nous préférons ne pas en
parler.
Il
est par ailleurs difficile de croire à un changement fondamental dans l'attitude
du Vatican, en particulier, qui prétend être la tête de la chrétienté,
lorsque l'on considère son attitude archi-dilatoire dans l'affaire du Carmel.
De
même, lorsque l'on voit que le Nouveau Catéchisme maintient toutes ses
principales erreurs de doctrine et de pratique, résumées dans ces mots :
« Hors de
nous, point de
salut », que l'on
constate qu'il n'y a aucune allusion à la Shoah, au retour des
Juifs sur leur terre et évidemment sur Eretz-Israël, on ne peut
que penser à ce qu'écrivait
Norman Cohen, auteur de l'ouvrage « Histoire
d'un mythe »
dans lequel il analyse
« Les Protocoles des Sages de Sion »
et dit de son ouvrage :
« II
relate
comment
l'antisémitisme démonologique
fut
ranimé
et
modernisé
aux 19ème et 20ème siècles par une poignée de
chrétiens excentriques et réactionnaires,
les uns catholiques romains, les autres grecs-orthodoxes, et repris ensuite,
sous une forme dûment modifiée, par les racistes, notamment par Hitler
et ses partisans...
« Plusieurs
mois de lecture me laissèrent sous l'impression, renforcée par
les interrogatoires des prisonniers S.S.,
que si les Russes, les Polonais et les Yougoslaves
étaient décimés au nom de théories racistes à peine vieilles d'un siècle,
le principal ressort de
l'extermination des Juifs était DES SUPERSTITIONS DEMONOLOGIQUES
HÉRITÉES DU MOYEN AGE
— [nous mettons en capitales] ».
Ces
citations rejoignent les pensées de Jules Isaac et de François Bedarida.
Ce n'est pas dans le Nouveau Testament que se trouvent les racines de l'antisémitisme,
mais dans les interprétations absurdes ou blasphématoires qu'on en a données.
Que l'on prenne l'une ou l'autre des trois formes d'antisémitisme présentées
par
François Bedarida, elles tombent sous la conclusion émouvante que
donnait, en mars
1973, André Chouraqui [écrivain, professeur, ancien adjoint au maire de Jérusalem]
« Pour
les Juifs, pendant des siècles, le Crucifié était aussi le Crucifiant.
C'est au nom du Christ que les lois antisémites ont été promulguées.
C'est au nom du Christ
qu'Israël a été trop souvent discriminé, persécuté, chassé,
assassiné sur les bûchers
de maintes inquisitions. C'est au nom du Christ, MAIS CONTRE SA LOI [nous mettons
en capitales] que les chrétiens ont forgé la meurtrière et démente légende
du déicide.
Et les bourreaux nazis appartenaient à un peuple christianisé depuis un millénaire
et quelques siècles ».
Toutefois,
nous serions malhonnêtes si nous ne sachions reconnaître que,
à travers toute l'histoire tourmentée du peuple juif, des chrétiens
nobles et courageux,
de toutes les classes de la société, risquèrent leur propre vie ou
liberté pour
sauver et secourir des Juifs et nous saluons leur mémoire.
C'est
aussi ce que font les Israéliens qui, avec tous les arbres et petites plantations
de l'avenue des « Justes des Nations »
près du Mont Herzl, montrent leur reconnaissance envers tous les
non-Juifs, croyants ou non, qui sauvèrent des Juifs des
mains des hordes nazies.
*
Depuis que nous avions commencé à préparer cette petite étude dont
nous avions différé la diffusion
pour des raisons personnelles impératives, le chef du Vatican a décidé
d'aligner sa position sur celle
de plusieurs pays arabes, et de reconnaître L'ÉTAT d'Israël. Nous
passerons sur le pragmatisme habituel
de ce système politico-religieux et ne poserons encore une fois, entre
autres nombreuses, que la question suivante
Quand
le Vatican reconnaîtra-t-il enfin que la NOUVELLE ALLIANCE ne peut-être
faite qu'avec
le peuple juif, celui qui a eu l'ANCIENNE ALLIANCE, comme le prouvent de
nombreux passages
du TANACH, (L'Ancien Testament)
aussi bien que du « Nouveau
Testament ».
Cela
coïncidera peut-être avec l'abandon de la prétention blasphématoire d'être
le représentant de D. sur cette
terre, et celle d'être le chef de la Chrétienté, alors que des dizaines
de millions de chrétiens de
En
plus des quelques références données au cours de cette petite étude,
nous nous permettons de
conseiller à nos lecteurs, outre l'article de Bernard ABOUAF dans « Actualité Juive » du 6 février 1994,
La
TRIBUNE D"ISRAEL de juillet 1994 : « L'Église
et la Shoah » et « Le
Livre de
la Mémoire Juive »
de Simon
WIÉSÉNTHAL.
Nous
ajoutons également un Rappel des 10 points de Seelisberg„ laissant au
lecteur le soin de tirer ses propres
conclusions
sur la suite réelle donnée à ces résolutions. LES
DATES ESSENTIELLES DES RELATIONS ENTRE LES JUIFS ET L'ÉGLISE CATHOLIQUE
La
première déclaration solennelle de l'Église catholique ouvrant la porte
à l'antisémitisme remonte au concile de Nicée en 325.
Le judaïsme est décrit
comme « une
aberration divine » et les Juifs sont déclarés hérétiques. Le
jour du repos hebdomadaire est déplacé
du samedi au dimanche.
Suit
une série de décisions dans des conciles régionaux comme celui de Vannes
en 465
qui
interdit de consommer de la viande avec un Juif, celui d'Orléans en 533
qui interdit les mariages mixtes et celui de 538
qui interdit aux Juifs
d'avoir des esclaves catholiques et de les convertir au judaïsme.
Le
concile de Tolède III en 589
décrète
qu'un enfant né d'un mariage mixte, est automatiquement chrétien et
interdit aux Juifs d'exercer des fonctions officielles.
Le
pape Innocent III au concile oecuménique de Latran (1215) impose le
port d'un habit spécial aux Juifs, les oblige à acquitter un tribut à
l'Église et prescrit l'établissement
de quartiers juifs : c'est
le début du ghetto.
En
1492 les Juifs sont expulsés d'Espagne et l'inquisition poursuit les Juifs
avec une rare cruauté.
Les
Juifs sont également expulsés de France en 1394. Ils ne trouvent plus
refuge que dans le Comtat venaissin (ancien pays au sud de la France) où
ils bénéficient
de la protection pontificale.
En 1516,
les
autorités ecclésiastiques finissent par reconnaître que le Talmud
ne nuit pas au christianisme mettant fin à de longs procès.
A
partir de l'an 1555, le Pape Paul IV remet en vigueur des lois anti-juives
qui avaient été abandonnées depuis le Moyen-Age. C'est à cette époque
que
l'on construit le ghetto juif de Rome.
BERNARD
ABOUAF Actualité
Juive — 6
fév. 1994. *
En fait, ce pape prenait lui aussi exemple sur un chef arabe, MUTAWAKKIL,
qui avait déjà, en 850, imposé aux dhimmis
juifs le port d'un turban jaune. Le turban jaune de cette époque et la
rouelle jaune G.H.
BARLIN
1994 -
1995 « Il
trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel » — Psaume
1 : 2 EXTRAIT
DE L'OUVRAGE DE JULES ISAAC
Au
mois
d'août
1947, la Conférence
de Seelisberg, en Suisse,
était un
Congrès International
extraordinaire de chrétiens et de Juifs. Devant les effroyables effets de
l'antisémitisme, elle devait étudier
les causes et les moyens de le combattre « par
des institutions éducatives, politiques, religieuses
et sociales... ». Le
document adopté finalement par la conférence, en session plénière, est
un message aux églises chrétiennes.
Nous
en rappelons ici les grandes lignes, dans le cadre de notre lutte contre
l'antisémitisme et
l'antisionisme. LES 10 POINTS DE SEELISBERG
J.
Isaac et le grand rabbin Kaplan soumirent à la commission les dix-huit
points ci-dessus mentionnés.
Les Juifs se retirèrent, et à partir des dix-huit points, longuement
discutés, les chrétiens élaborèrent
ensemble un projet que protestants et catholiques examinèrent ensuite séparément.
Le texte définitif fut donc rédigé
par la sous-commission chrétienne, mais les résultats des discussions étaient sans cesse
soumis à la délégation juive.
1.
Rappeler que c'est le même Dieu vivant qui nous parle à tous dans
l'Ancien comme dans le
Nouveau Testament.
2.
Rappeler que Jésus est né d'une mère juive de la race de David et du
peuple d'Israël et que
Son amour éternel et Son pardon embrassent Son propre peuple et le monde
entier.
3.
Rappeler que les premiers disciples, les Apôtres et les premiers martyrs
étaient juifs.
4.
Rappeler que le précepte fondamental du christianisme, celui de l'amour
de Dieu et du prochain, promulgué déjà dans l'Ancien Testament et
confirmé par Jésus, oblige chrétiens et Juifs dans toutes les relations
humaines sans aucune exception.
5. Éviter de rabaisser le judaïsme biblique ou post-biblique dans le but
d'exalter le christianisme.
6. Éviter d'user du mot « juifs »
au sens exclusif de « ennemis de Jésus »
ou de la locution « ennemis
de Jésus »
pour désigner le peuple juif tout entier.
7. Éviter de présenter la Passion de telle manière que l'odieux de la mise
à mort de Jésus retombe sur tous les Juifs ou sur les Juifs seuls. En
effet, ce ne sont pas tous les Juifs qui ont réclamé la mort de Jésus.
Ce ne sont pas les Juifs seuls qui en sont responsables, car la Croix qui
nous sauve tous révèle
que c'est à cause de nos péchés que le Christ est mort.
(Rappeler
à tous les parents et éducateurs la grave responsabilité qu'ils
encourent du fait de présenter l'Évangile et surtout le récit de la
Passion d'une manière simpliste. En effet, ils risquent par là d'inspirer,
qu'ils le veuillent ou non, de l'aversion dans la conscience ou le
subconscient de leurs enfants ou auditeurs. Psychologiquement
parlant, chez des âmes simples, mues par un amour ardent et une vive compassion
pour le Sauveur crucifié, l'horreur qu'ils éprouvent tout naturellement
envers les persécuteurs de Jésus
tournera facilement en une haine généralisée des Juifs de tous les
temps, y compris ceux d'aujourd'hui).
8.
Éviter de rapporter les malédictions scripturaires et le cri d'une foule
excitée :
« Que son sang
retombe sur nous et sur nos enfants », sans rappeler que ce
cri ne saurait prévaloir contre la prière infiniment
plus puissante de Jésus : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ».
9.
Éviter d'accréditer l'opinion impie que le peuple juif est réprouvé,
maudit, réservé pour une
destinée de souffrances.
10.
Éviter de parler des Juifs comme s'ils n'avaient pas été les premiers
à être de l'Église.
En
pratique, nous nous permettons de suggérer d'introduire
ou de développer, dans l'enseignement, scolaire et extra-scolaire à tous
les degrés, une étude plus objective et plus approfondie de l'histoire
biblique et post-biblique du peuple juif ainsi que
du problème juif ; de
promouvoir, en particulier, la diffusion de ces connaissances par des
publications adaptées aux différents
milieux chrétiens ; de veiller
à rectifier — dans les publications chrétiennes, surtout dans les
manuels d'enseignement, tout ce qui s'opposerait aux principes énoncés
plus haut.
Nous
plaçons notre effort commun sous le signe de la parole de saint Paul Romains
11 : 28, 29 : « Ils sont bien-aimés à
cause de leurs pères, car les dons et l'appel de Dieu sont sans
repentance ».
Ces
résolutions ont-elles été diffusées largement ? Ont-elles été
appliquées par tous ceux qui les ont élaborées ? C'est à eux de répondre,
en conscience. En
ce qui concerne notre position, ces résolutions font depuis toujours
partie de notre éthique, nous confiant dans les promesses divines : Esaïe 11 : 9 : « ...car la terre sera pleine de la connaissance de l'Éternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer ». Esaïe 2 : 3 : « Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem, la parole de l'Éternel ». Apocalypse 21 : 4 « Et [Dieu] essuiera toutes larmes de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées ». |
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